L’Église a œuvré pour canaliser les chevaliers-brigands dès la fin du Xe siècle. Le roi d'Angleterre Henri VI, dont la mère est française, se révèle francophile et peu enclin à la guerre. Mais il est défait et capturé à la bataille de Neville’s Cross. Le roi sage s’assure également de l’amitié d'Owain Lawgoch, prétendant au trône du pays de Galles. La Guerre de Cent Ans! Elle a également des conséquences économiques, l'augmentation des prix favorisant le commerce à longue distance ; et religieuses, avec le grand schisme d'Occident qui oppose les papes de Rome et d'Avignon. Les finances sont au plus bas. Les Anglais peuvent prendre Paris en 1419. Cette dernière, déjà discréditée par les défaites de Crécy et de Poitiers, n’est plus en mesure de protéger les petites gens. La bourgeoisie et le parlement (celui-ci destitue Richard II en 1399 quand ce souverain tente de renforcer le pouvoir monarchique)[247], prennent de plus en plus de puissance d’autant qu’avec la grande peste de nombreux villages anglais ont été désertés. La France est un pays féodal et religieux dont la noblesse doit justifier sur le champ de bataille l’origine divine de son pouvoir : on doit vaincre l’adversaire face à face dans un corps à corps héroïque. Le schisme n’est résolu qu’en 1415 au concile de Constance où les deux papes doivent abdiquer ce qui permet l’élection d’un pape unique : Martin V. Pour résoudre le conflit, l’Église doit recourir au conciliarisme : les conciles (rassemblement de tous les évêques) ont plus de pouvoir que le Pape lui-même et doivent se réunir régulièrement. On peut terminer la guerre de Cent Ans à la reconquête de la Guyenne en 1453, ou au traité de Picquigny de 1475. Cherbourg tombe 4 mois plus tard, il n'y a plus d'Anglais en Normandie. C'est un échec, mais cela fait craindre à Édouard III une invasion de l'Angleterre[44]. C’est un désastre du côté français où Philippe VI de Valois s’illustre par son incompétence militaire : les chevaliers français chargent par vagues successives le mont de Crécy, mais leurs montures (à l’époque non ou peu protégées) sont massacrées par les pluies de flèches décochées par les archers anglais abrités derrière des rangées de pieux. Divisés en trois groupes avançant en parallèle sur dix à vingt kilomètres par jour dans un couloir d’environ vingt kilomètres, selon un circuit où les villes peu ou pas fortifiées sont les premières visées[85], ses armées pillent méticuleusement les terres en prenant soin de détruire le bétail et les instruments de production comme les fours ou les moulins. En 1434, la Normandie est en insurrection quasi générale à la suite de l'augmentation des exigences fiscales anglaises[201] et malgré la répression sanglante ordonnée par le duc de Bedford[200]. Jean le Bon, qui ne souhaite pas rompre la trêve avec les Anglais, est obligé d’accepter le traité de Mantes le 22 février 1354[96]. De la « seconde guerre de Cent » ans à l’Entente cordiale (1843) qui préfigure l’alliance dans les deux guerres mondiales du XX e siècle. La guerre devient donc très lucrative pour les bons combattants et les risques d’être tué sont donc amoindris pour les autres[22]. À partir du concile de Charroux en 989, les hommes en armes sont priés de mettre leur puissance au service des pauvres et de l'Église et deviennent des milites Christi (« soldats du Christ »)[20]. En France, la tactique de la chevalerie est restée la même depuis le XIe siècle : elle repose sur la charge frontale rangée, grâce aux étriers et aux selles profondes, le chevalier peut tenir sa lance tenue en « chantaîne » c’est-à-dire horizontale, sous le bras, ce qui confère avec l'inertie de son destrier, une puissance dévastatrice considérable. Au total, les Anglais sont maîtres d’un bon tiers du royaume de France, et le duché de Bretagne est contrôlé par un de leurs alliés (Jean IV épouse une sœur puis une belle-fille du Prince Noir). Le Midi, moins marqué par la renaissance carolingienne et les ordres religieux que le Nord, se tournait essentiellement vers les sciences telles que la médecine alors que le Nord avait une préférence pour la philosophie ou la théologie. Au début du XIVe siècle, trois axes de tensions favorisent son émergence : La guerre connaît plusieurs phases. La guerre de Cent ans. L’Angleterre favorise l’élevage et le commerce de la laine. En acceptant cette situation qui affaiblit encore plus le pouvoir royal et peut relancer la guerre civile, l'objectif des Anglais est d'asseoir Édouard III sur le trône de France (il revendique la couronne étant petit-fils de Philippe le Bel). Alors, le comte de Warwick décide de franchir le pas : après la victoire de Towton en mars 1461, il emmène Édouard d'York à Londres pour le faire proclamer roi le 28 juin 1461 sous le nom d'Édouard IV. Ep 2) Clémence de Hongrie Philippe (1245-1285) de France Ep. Il ne veut pas renouveler la défaite de Poitiers. Les murs s'épaississent, on entoure les forteresses de talus pour arrêter les tirs de boulets. Jean-Michel Mehl, « Près de cent quarante jours chômés par an ». Pour eux, Jean le Bon a outrepassé ses droits en arrêtant un prince avec qui il a pourtant signé la paix. Le règne de Charles V a été marqué par l'affermissement du pouvoir royal vis-à-vis de la noblesse. Depuis 1296, profitant de la mort d'Alexandre III sans héritier mâle et d'une tentative de prise de contrôle par mariage, l'Angleterre considère l'Écosse comme un État vassal[41]. Ceux-ci sont convoqués pour février 1357 et le dauphin accepte une grande ordonnance, promulguée le 3 mars, qui prévoit le contrôle des finances par les états généraux, l’épuration de l’administration (et particulièrement des collecteurs d’impôts), et enfin le remplacement du conseil du roi par un conseil de tutelle au dauphin, où seraient présents douze députés de chaque ordre des états généraux, mais où il n'est plus question de la libération de Charles de Navarre qui ferait peser un danger réel pour la couronne des Valois. À la fin de son règne, la paix est revenue, mais la pression fiscale au départ provisoire et justifiée par l'état de guerre est restée lourde et villes et campagnes recommencent à gronder. Les troupes anglaises privilégient donc la défense sur l'attaque. Le chancelier change de titre et devient intendant. Ils s'appuient sur le précédent de la succession de Charles IV le Bel et sur la récupération de la loi salique pour refuser que la couronne puisse échoir au futur fils de la fille du roi. Ainsi, la flotte française pille régulièrement les ports anglais[78]. Pour restaurer l'autorité royale, lui et son père se portent garants de la stabilité monétaire en créant le franc, ce qui met fin aux mutations monétaires tant décriées. De leur côté, les Français soutiennent les Écossais en guerre contre les Anglais[77]. Les troupes du dauphin sont rejointes par les compagnies qui rêvent de participer au pillage de Paris[réf. Une seconde guerre de Cent Ans, plus longue et plus meurtrière, commence au siècle de Louis XIV qui finit par coaliser contre lui toute l’Europe. Des mesures sont prises comme la mise en quarantaine des navires arrivant de Marseille en 1383 ou bien à Lille, l'interdiction d'enterrer les malades dans les églises urbaines mais dans la grande majorité de l'Europe les mesures prises sont totalement inefficaces[223]. Craignant que le Navarrais puisse s'emparer du pouvoir, Jean le Bon décide de reprendre les choses en main et négocie sa libération avec les Anglais qui n'hésitent pas à tirer parti de la situation : Jean II accepte le premier traité de Londres qui prévoit que l’Angleterre récupère l’ensemble de ses anciennes possessions d’Aquitaine et toutes les terres leur ayant appartenu, une rançon de quatre millions d’écus, sans renonciation à la couronne de France[111]. 1. Cette lutte de pouvoir entre Armagnacs et Bourguignons rapproche progressivement ces derniers des Anglais, d’autant qu’en 1407 Jean sans Peur fait assassiner le duc d’Orléans (voir Assassinat de Louis d’Orléans). Les tactiques utilisées découlent de l’organisation sociale différente des deux pays. Le régent anglais fait couronner en hâte Henri VI à Paris le 16 décembre 1431, mais c'est trop tard : les Anglais sont perçus comme des occupants et les soulèvements se multiplient[198]. Édouard III, ayant prêté hommage et reconnu pour roi Philippe VI de Valois, et ayant dû accepter des concessions en Guyenne (mais il se réserve le droit de réclamer les territoires arbitrairement confisqués)[37], s'attend à ce qu'on lui laisse les mains libres en Écosse (voir Guerres d'indépendance de l'Écosse). Le règne du jeune roi, très populaire, s’annonce aussi positif que celui de son père, lorsque, pendant une expédition punitive contre le duc de Bretagne, il tombe « malade », selon les dires de l'époque. En effet, le paiement d'une rançon était le seul cas où la levée de l'impôt était automatique et non soumise à longues tractations avec les états. Certains auteurs ont estimé que 40 % de la chevalerie française disparaît lors de la bataille de Poitiers (1356), et au moins 70 % à Azincourt[164]. En 1343, la guerre coûte à la France près de trois millions de livres, deux ans plus tard la somme atteint cinq millions. Cette manœuvre permet de ne mettre en cause directement ni les Bourguignons, ni le Pape (l’Inquisition l’avait un temps réclamée), dans ce qui est perçu à l’époque par beaucoup comme le martyre d’une sainte (Jeanne d’Arc ne fut cependant canonisée qu’en 1922 dans un tout autre contexte politique). Cette bataille débouche sur le traité de Guérande qui reconnaît Jean IV comme duc de Bretagne, les Anglais gardent le contrôle de Brest et de sa région[148]. Du côté anglais, Édouard III a toutes les cartes en main pour négocier d’importantes concessions territoriales et financières. 5 000 hommes se regroupent rapidement autour d’un chef charismatique : Guillaume Carl, qui reçoit très rapidement des renforts de la part d’Étienne Marcel, dont l’objectif est de libérer Paris de l’encerclement que le dauphin est en train de réaliser en privilégiant l’accès nord qui permet de communiquer avec les puissantes villes des Flandres[132]. La Flandre se révolte donc contre les Français en 1337. Ces fantassins appartiennent tous à la partie supérieure de la paysannerie, car ils doivent fournir leur équipement et leur bidet pour leur déplacement. DOSSIER La Guerre de cent Ans (1337-1453) La guerre de cent ans est l’un des principaux conflits du Moyen Age. John Wyclif est un précurseur de la Réforme et le pays accueille favorablement le protestantisme à la Renaissance[249]. Mais leurs exactions ont fini par lasser les Parisiens qui appellent les Armagnacs à la rescousse[180]. À partir de 1455, les deux factions sont en conflit pour la couronne d'Angleterre : c'est la guerre des Deux-Roses. En effet, la durée de mobilisation de l’armée anglaise est de quelques mois, de plus elle est largement rentabilisée par les pillages. Son fils de douze ans seulement devient le roi Charles VI mais, mineur, il est placé sous la tutelle de ses oncles. Durant la deuxième partie de la guerre de Cent Ans, les ducs de Bourgogne, depuis Philippe le Hardi, ont progressivement rassemblé un vaste ensemble territorial, qui comprend à l'est la Bourgogne et la Franche-Comté, et au nord la Picardie, l'Artois, le Hainaut, le Brabant, la Hollande et le Luxembourg, entre autres. Ce dernier réplique par les armes le 16 octobre 1323, alors que le procureur du roi de France se trouve à Saint-Sardos pour officialiser l'alliance. Le 30 novembre, il prononce un nouveau discours devant 10 000 Parisiens réunis par Étienne Marcel au Pré-aux-Clercs[124]. La guerre reprend, mais Charles V, en excellent juriste, a su mettre le droit de son côté. En France, la folie de Charles VI entraîne la mise en place d’un conseil de régence présidé par la reine. Vaincu par une armée nettement inférieure en nombre à Crécy, le roi de France a dû fuir, ce qui met en doute la légitimité divine de son pouvoir[90]. Enfin, l'artillerie est organisée en parcs de 24 pièces. Le roi de France envahit la quasi-totalité de l'Aquitaine mais accepte de mauvaise grâce de restituer ce territoire en 1325. En utilisant Rakuten, vous acceptez l'utilisation des cookies permettant de vous proposer des contenus personnalisés et de réaliser des statistiques. Ainsi, Édouard III d'Angleterre soutient Jean de Montfort contre Charles de Blois, parent de Philippe VI, lors de la guerre de Succession de Bretagne[76]. L’essor du commerce a rendu certaines régions dépendantes économiquement de l’un ou l’autre royaume. Le sombre épisode du Bal des ardents, quelques mois plus tard, achève de le déstabiliser psychologiquement[174]. De fait, depuis le traité de Troyes, ils sont loin de contrôler physiquement tout le territoire qui leur a été assigné : ils n'occupent qu'en partie la Picardie et la Champagne et ne contrôlent qu'imparfaitement l'Île-de-France où les partisans de Charles VII tiennent encore plusieurs places fortes et se cachent dans les forêts du Hurepoix. Cas inédit jusqu’alors, l’héritier direct du royaume de France se trouve donc être Jeanne de Navarre, une femme. Au total, le roi peut tabler sur une armée de 15 000 hommes à cheval, mobiles et entraînés[206]. » Le roi Charles, dans un accès de démence, dégaine son épée et se rue vers ses écuyers. Mis bientôt au courant des agissements de Richard, il le chasse de la cour en 1459. Sa diplomatie ne reste pas inactive et il récolte les fruits de son soutien à Henri de Trastamare : l’alliance avec le royaume de Castille conduit à l’anéantissement de la flotte anglaise par la flotte castillane à la bataille de La Rochelle le 22 juin 1372[161]. La cavalerie légère, était représentée par les hobelars qui appartenaient le plus souvent à la classe aisée des propriétaires terriens. Le document stipule que tous les navires anglais peuvent quitter Bordeaux avec leur armement et leurs marchandises. S'il n'y a plus de bataille rangée entre les deux royaumes, la menace d'une reprise du conflit persiste. La chevalerie française est la plus nombreuse et la plus aguerrie d’Europe, c’est pourquoi Édouard III n’envisage pas de tenir le terrain où il était facile de perdre crédibilité, armée et même sa propre vie. Il crée une milice sous prétexte de défense contre les éventuelles attaques des Anglais, alors repliés à Bordeaux et renforce les fortifications de Paris. Après avoir maté d'une main de fer une rébellion dans son comté anglais de Chester, Édouard de Woodstock, fils aîné d'Édouard III, s'était vu gratifié de la confiance de son père qui lui avait confié le poste de lieutenant de Gascogne : ainsi avait commencé la première chevauchée menée par le fameux capitaine anglais.

Le Lapin Blanc Info, Faq Darty +, Fete De La Mer Reunion, Camping Les Rosieres Palluau-sur-indre, Laura Felpin Films, Guyane Française Haïti, Romain Vidal Est Il Marié, Vol Tunis Istanbul Turkish Airlines Prix Dinars,